Olivier Roland interview – Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études !

Il y a quelques jours j’ai réalisé l’interview de l’entrepreneur à succès Olivier Roland l’auteur du livre Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études. Olivier est un très bon exemple de quelqu’un partit de rien et qui aujourd’hui est à la tête d’une entreprise qui lui apporte une liberté financière et géographique.

 

Retranscription de l’interview d’Olivier Roland

Antoine – Bonjour à tous, il y a quelques jours j’ai eu la chance d’interviewer Olivier Roland. Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser de connaitre l’histoire de quelqu’un partit de rien, qui est aujourd’hui un entrepreneur à succès qui forme de nombreux entrepreneurs depuis des années

Bonjour Olivier, merci d’avoir accepté cette interview. Si j’ai voulu t’interviewer c’est parce que tu es une des références dans le monde de l’entrepreneuriat en France. Tu es blogueur, youtubeur à succès, conférencier international et tu es suivi par des centaines de milliers de personnes sur Facebook, youtube et instagram. Aujourd’hui tu lances ton livre « Tout le 14971079_10210466438514945_1298491075_omonde n’a pas eu la chance de rater ses études » qui est le fruit de 4 années de travail. Comment en es-tu arrivé à ce niveau ? Et comment as-tu quitté ce que tu qualifies de « Cage dorée »

Olivier :  Effectivement ce que tu dis est vrai mais je n’ai pas interviewé des centaines d’entrepreneurs mais plutôt quelques dizaines. Je me considère comme un professeur de liberté pour les entrepreneurs et ceux qui souhaite devenir entrepreneur. Comment mettre son entreprise au service de sa vie et pas l’inverse.

Ma première entreprise a été lancée à mes 19 ans mais je travaillai beaucoup trop et cette entreprise était devenue une prise. Je ne savais pas comment avoir un meilleur équilibre de vie et je n’avais pas le droit de toucher le chômage. J’étais bloqué, et après quelques années de travail j’ai lancé une entreprise sur le Web qui me permettait d’avoir un meilleur équilibre de vie en me permettant de voyager 6 mois par an car j’adore cela.

Antoine: Aujourd’hui tu as réussi à créer une entreprise à ton service. Mais qu’est-ce qui t’a fait te lancer, tu as pris des risques ! Qu’est-ce qui a fait que tu t’es lancé malgré tout ?

Olivier: C’est un gros mythe de l’entrepreneuriat. On pense souvent que les entrepreneurs sont des kamikazes qui foncent le couteau entre les dents en criant banzai ! La réalité c’est que les entrepreneurs ne sont pas comme ça. Ils prennent des risques mesurés pour limiter les risques.

Personnellement j’ai fait un test sur le terrain car j’avais lancé un projet avec un ami de réparation d’ordinateurs et on c’était dit avec un ami que ce serait un bon moyen de gagner de l’argent. On a passé une annonce dans un journal d’annonces locales, on a investi 60 francs et nous avons eu 5000 francs de CA en un seul mois. Quand tu as 18 ans et que tu gagnes 50 francs d’argent de poche par semaine tu te dis WOUAH ! Et c’est cela qui m’a donné l’envie de lancer ma société. Je suis allé sur le terrain, j’ai vu qu’il y avait une demande et qu’il y avait quelque chose à faire.

Et c’est cette méthode que je conseille dans le livre ! Posez-vous la question. Quelle est la manière la plus simple, rapide et efficace pour tester cette idée sur le terrain. Cette approche est structurée avec la méthode du jean start up. C’est cette idée de vraiment se confronter le plus vite possible à la réalité du terrain plutôt que de faire des plans sur la comète. Car il y a quelque chose que l’on est certain… Nous sommes les plus grands génies de notre chambre. Et il arrive tout le temps que des entrepreneurs passent des années à créer le produit parfait et quand il sort ils se rendent compte que tout le monde s’en moque.

Antoine : Donc tu ne t’es pas lancé le couteau entre les dents. Tu avais déjà fait les tests et il te restait juste à améliorer ton offre pour augmenter ta rentabilité

Olivier: Oui et dans le pire des cas j’avais un plan B. Il me suffisait de relancer mes études !

Antoine: Oui tu aurais juste perdu une année ! Et qu’est ce qui a fait que ça a réussi pour toi? Pourquoi ton business est aussi florissant, tu as plusieurs entreprises, tu arrives à mettre en place plusieurs projets à la foi. Tu as un mindset fait pour ça ?

Olivier : J’utilise beaucoup de techniques que je partage dans mon livre  » tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études »  . De plus j’ai déjà 16 ans d’expérience dans l’entrepreneuriat alors que je n’ai que 35 ans donc ça m’aide beaucoup. Et je lis beaucoup de livres de business pour me former et apprendre des méthodes et techniques que j’utilise aujourd’hui. Mais, ça passe par l’idée d’externatiliser et d’automatiser un maximum de choses dans ton entreprise et d’arrêter d’être l’homme orchestre et de plutôt être le chef d’orchestre.

Antoine: Oui c’est tiré de la semaine de 4h. Tu as automatisé et externalisé pour te concentrer sur l’essentiel ! On voit aussi que les entrepreneurs à succès ne présentent que leur succès. On a toujours l’impression qu’ils réussissent tout et qu’ils n’ont jamais eu de soucis. Comment, selon toi, nous pouvons surmonter ces echecs

Olivier : C’est vrai qu’on a tendance à se concentrer trop sur les succès des entrepreneurs et pas suffisamment sur les échecs. C’est churchill qui disait  » L’optimisme consiste à aller d’échec en échec avec enthousiasme » . Il faut savoir que passer de lycéen à chef d’entreprise n’a pas été facile. J’ai failli couler ma boîte ! Et j’en parle dans « tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études ». À l’époque ce n’était pas facile, j’ai commencé au black car le statut d’autoentrepreneur n’existait pas donc mon test n’était pas vraiment en conditions réelles donc ce n’était pas aussi réaliste que ça aurait pu être. Donc je ne pouvais pas réutiliser la même technique car ce n’était pas intéressant et les avantages que cela apportait n’étaient pas intéressant. J’ai faits beaucoup d’erreurs et j’ai investi dans arnaques. C’est une des plus grandes hontes du systéme actuel.

Quand tu lances ta boîte tu es inscrit dans des registres et des parasites vont t’appeler pour te proposer des trucs qui ne servent à rien. Et malheureusement la CCI fait un mauvais travail pour prévenir les entrepreneurs aujourd’hui. Parfois ces entreprises se font passer pour des organismes officiels ! J’ai faits ces erreurs-la… La seule pub que j’ai achetée était dans la rubrique nécrologique de la voie du nord ! Elle c’est avérée rentable sur le long terme mais je ne savais pas ce que je faisais. Voilà comment j’ai failli couler ma boîte.

J’ai appris à faire preuve d’une qualité extrêmement importante pour une entrepreneur. Celle-ci inclut des animaux. Quand tu es entrepreneur, tu dois préférer les taureaux aux autruches. Il vaut toujours mieux prendre le taureau par les cornes que de faire l’autruche quand on a un problème.

Le scénario catastrophe de mon premier échec aurait était de dire. « Mon dieu, je ne vais pas y arriver, je ne vais pas avoir suffisamment de trésorerie pour tenir les 6 prochains moi. Je me cache et j’attend que ça passe parce que c’est quelque chose que je ne peux pas affronter par rapport à mon égaux » 

Ou, l’autre solution était de prendre le taureau par les cornes comme je l’ai fait. Je suis allé discuter avec les gens qui m’ont accompagné dans la création de mon entreprise, je leur ai dit que j’avais fait une connerie et que j’avais besoin d’argent pour tenir les prochains mois. Je leur ai présenté mes heures, que je savais exactement d’où venait le problème. Je leur ai montré que le bouche-à-oreille s’enclenchait et que je commençais à avoir de plus en plus de clients mais qu’il me manquait de la trésorerie et qu’ensuite ça pourrait aller.

L’un des organismes qui m’avait accompagné m’a proposé un prêt à la création d’entreprise de 4000€ . 4000€ ce n’est rien mais ça m’a suffit pour mettre la tête hors de l’eau et faire tenir l’entreprise 10 ans et la revendre sous forme de portefeuille clients.

Donc quand tu es entrepreneur tu as la liberté, l’indépendance, mais aussi la responsabilité ! C’est comme si tu étais responsable du pilotage d’un avion ! Tu es responsable de ta vie et de celle de tes passagers et tu dois savoir prendre des décisions. Et il faut les prendre vite sinon il est trop tard. Mon expérience n’est pas un gros échec mais ça aurait pu l’être. Et dans la vie d’un entrepreneur on ne peut pas échapper à ce genre de choses tu vois.

J’avais aussi eu l’idée d’une autre entreprise deux ou trois ans après avoir crées la première. J’étais persuadé qu’il y a fait un marché pour des calculateurs bons marchés (14’00)

(Article en rédaction 🙂 )

Photo de profil

Antoine Debergh, 26 ans #Entrepreneur

Simulateur immobilier esprit d'entreprendre

Guide esprit d'entreprendre 4